Vers la résurrection. Comment ne pas avoir le désir de connaitre en l’expérimentant cette chaude lumière divine que Jésus donne par la Croix

Publié le par Michel Durand

Vers la résurrection. Comment ne pas avoir le désir de connaitre en l’expérimentant cette chaude lumière divine que Jésus donne par la Croix

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Mon voisin d’appartement est malade, très malade depuis de longues années. Il y a quelques jours, son épouse m’a demandé de l’accompagner alors qu’il convenait d’appeler le SAMU. Il se trouve maintenant dans le coma à l’hôpital alors qu’il ne voulait rien faire, disant que tout allait bien.

Hier, à une récollection (temps de prière, de lecture de l’Évangile) avec des laïc(que)s dans le centre spirituel du Prado à Limonest, nous avons évoqué la vie en EHPAD. Comment nous préparons-nous à la vie dans la résurrection ? Que dire, par exemple à une sépulture, que faire avec les personnes non croyantes ?

Une participante s'est clairement exprimée sur la force de la Croix du Christ qui conduit à la Lumière. L'illustration de cette page en rend compte.  

Et ce matin, je relie le courriel envoyé samedi par Jean-Marie-Delthil. Je ne peux que l’offrir à la lecture en ce lieu.

 

Offrande

Le soleil, en cette fin d'après-midi, était rayonnant et doux.

J'avais tout d'abord prévu de parcourir à pied ce que l'on nome ici communément à Bonny, le “Tour du Val”… et puis la lumière étant admirable : j'ai décidé de bifurquer tout à coup vers la Loire, tout simplement vers le cours de la Loire qui se trouve à deux pas… le chemin de terre est encore humide et boueux par endroits… l'herbe redevenue verte – et cette plage, maintenant, devant moi.

Là.

J'ôte mes chaussures – de simples sabots de plastique – et me voilà pieds nus dans ce sable si fin, si tendrement blond, clair… je suis immédiatement surpris par le fait que ce soleil de mars rendu bien bas parvenait encore à nous le rendre tiède ; c'était délicieux… doux, soyeux ; et tellement bienfaisant.

Alors que je me dirigeais vers la rive du fleuve située à quelques dizaines de mètres – je me dis tout à coup et bien naturellement (ou bien plutôt il me fut, si je puis dire, “donné” de penser) :

- « Jean-Marie, tu pourrais bien quitter cette vie terrestre, là, soudainement, d'un seul coup d'un seul… l'endormissement dans la mort (et qui n'a d'ailleurs rien d'un “endormissement” si vous voulez tout savoir)… tout est bien, ici ; ta vie a été bonne, et belle, gracieuse si souvent, et parsemée de tant et tant de si sympathiques et heureuses rencontres !… »

Point de dépit chez moi, ni de découragements, ni de désir de mourir d'aucune sorte en cet instant… absolument pas, et bien au contraire d'ailleurs ; mais cette certitude m'habitait que l'Au-delà, comme l'on dit assez généralement, nous est très largement réservé et offert (déjà dès à présent et par bribes) – pour celles et ceux qui, toutefois, manifestement font confiance au Seigneur (ou tout du moins à l'Amour, à la Bonté ainsi qu'à l'Amitié) ; magnifique plage de beauté et de paix...

Calme et sérénité.

Voilà… en quelques mots, qui ne sont certes que quelques mots au regard de ce Don, de cette Offrande accordée par Notre Seigneur, et dont aucune personne ne saurait parfaitement et clairement témoigner, étant encore sur cette Terre.

Merci – et de tout cœur !

 

Jean-Marie Delthil. Bonny-sur-Loire, le 13 mars 2021