Les premiers chrétiens passent pour être contre les religions impériales. La bible prône un Dieu unique, rejette les dieux de la nature
La subversion du christianisme –Jacques Ellul
ch. III – Désacralisation et sacralisation
Le sacré se retrouve dans les 3 parties : spatialité, temporalité et socialité.
Depuis plus de 5000, il y a toujours une recréation du sacré, variable suivant les périodes.
Désacralisation :
Les premiers chrétiens passent pour être contre les religions (religion impératrice et religions en général).
La bible qui prône un Dieu unique, rejette les dieux de la nature. Dieu est lui-même hors de la nature et de
la création. On ne le représente pas. Dieu est parole. Il n’y a plus de sacré ! sinon Lui.
Dans l’ancien testament, il y avait un monde entre Dieu et les hommes : les prêtres et les sacrifices.
Des lieux aussi sont sacrés : les montagnes (Oreb, Sinaï… ) le temple et les objets du culte.
A l’opposé, le christianisme pousse la désacralisation à l’extrême : On ne peut pas connaître Dieu sinon à
travers Jésus et son sacrifice, d’où rejet des prêtres et des sacrifices.
Cela entraînera le développement de la science et de la technique.
Sacralisation :
Le christianisme a vaincu les religions romaines et a poussé les conversions en masse.
Les anciennes croyances n’ont pas disparu, surtout dans les campagnes.
On voit revenir le sacré de multiples manières :
• Transformation des temples gréco-latins en églises
• Transformation des génies et dieux natures en saints.
• On reconnaît des lieux sacrés où l’on se sentira plus proche de Dieu
• On retrouve les anciens lieux sacrés des dieux : sources, arbres, grottes…
et lieux des nouveaux saints : tombes et pèlerinages.
• Le bâtiment profane qui est embelli en église sera sacré.
• On sacralise des gestes pour entrer dans le sacré : génuflexion, signe de croix, eau bénite.
• On sacralise aussi des temps : jours spéciaux (vendredi et dimanche), périodes spéciales (avent,
carême) contrairement à ce qu’avait dit St Paul.
• L’objet lui-même devient sacré : hostie (présence réelle), eau du baptême, eau bénite, rameaux.
• L’image devient sacrée : statues, vitraux, icônes, ostensoire.
Au début du christianisme, Dieu est partout, le sacré aussi.
Pas besoin de prêtre, Jésus est le seul médiateur.
Ensuite on crée un personnage, le prêtre, seul autorisé à s’approcher de Dieu.
On constate que le rituel passe au-dessus de la foi.
PDF de ce chapitre III : Désacralisation et sacralisation
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