Avec le désordre et la violence qui règnent, situation qui va s’aggraver (crise climatique), la solidarité affecterait notre niveau de vie

Publié le par Michel Durand

cercle de silence à Lyon - soutien aux migrants

cercle de silence à Lyon - soutien aux migrants

Papier qui sera distribué au prochain cercle de silence, 11 février :

100 JEUNES MIGRANTS CAMPENT DEPUIS
DES MOIS DANS LE PARC
DES CHARTREUX À LA CROIX-ROUSSE

 

 

Depuis des années, des jeunes migrants isolés arrivent à Lyon dans l’espoir d’un avenir meilleur, après des voyages au cours desquels ils ont risqué la mort. La plupart se disent mineurs. Les organismes chargés de contrôler leur minorité la contestent dans la plupart des cas. Qui dit la vérité ? Qui a raison ? Sur quels critères l’établir ? Les déboutés de la minorité n’ont droit à rien.

Ce n’est pas le rôle de la Ville de Lyon d’assurer leur accueil. Elle a pourtant créé 800 places d’hébergement au cours de l’actuelle mandature. C’est celui de la Métropole qui en a créé 3000 dans le même temps. Ce n’est pas rien et pourtant, cela demeure largement insuffisant.

Un campement sous tentes s’est établi dans le parc des Chartreux. Ils étaient 250 cet été. Début janvier, ils étaient encore 100.

Puis le froid est arrivé. La Préfecture a décrété le Plan Grand Froid du 6 au 13 janvier et la Ville de Lyon a mis à leur disposition un gymnase dont ils ont été expulsés en fin de période sans qu’aucune solution d’hébergement ait été recherchée. L’église Saint-Polycarpe héberge 50 (80) jeunes chaque nuit. Des immeubles non occupés ont été détectés à Ecully et à Décines qui pourraient les accueillir. Mais les maires s’opposent à leur réquisition, soutenus par leur population.

Rappelons-nous que l’association JAMAIS SANS TOIT a identifié en ce début d’année 450 personnes dont 333 enfants vivant à la rue et que les Écoles de l’agglomération accueillent dans leurs locaux 101 élèves qui seraient à la rue et 63 adultes, leurs parents.

 

QUE DIT NOTRE CONSCIENCE DE CETTE SITUATION ?

Nous savons qu’en majorité des migrants contraints à l’exil se réfugient dans les pays limitrophes, souvent, quasiment aussi pauvres qu’eux. Les pauvres exercent une solidarité que nous, pays riches, refusons. Évidemment, avec le désordre et la violence qui règnent dans le monde, situation qui va s’aggraver avec le dérèglement climatique, la solidarité affecterait notre niveau de vie Celui-ci est-il plus important que la compassion à l’égard de ceux qui manquent de tout ?

Ne devrions-nous pas y réfléchir au moment où de nouvelles élections se profilent ?

cercle de silence à Lyon - février 2026

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