L’Église a mis tout son poids dans la balance pour que soit approuvée la mesure de régularisation de 500 000 personnes sans papiers en Espagne.

Publié le par Michel Durand

L’Église a mis tout son poids dans la balance pour que soit approuvée la mesure de régularisation de 500 000 personnes sans papiers en Espagne.

 

Source de l’image :

L’Église célèbre la journée mondiale du migrant et du réfugié (RCF 13  janvier 2017)

 

 

J’ai lu dans le quotidien La Croix du 5 juin 2026, ce soutient de l’Église aux migrants et réfugiés, pages 6 et 7 : en Espagne, une Eglise moins puissante mais toujours influente. Puisse l’Église de France s’engager avec courage pour la défense des victimes de la croissance et des diverses colonisations. Lire ici.

 

 

 

École, universités, radios…

« L’Église n’est plus un élément de friction au sein de la société », juge l’historien du catholicisme Joseba Louzao. L’époque n’est plus aux grandes manifestations qui avaient été organisées en 2011 contre la venue de Benoît XVI pour les JMJ. « Aujourd’hui, on verra peut-être quelques manifestations contre la venue de Léon XIV, mais elles ne jouent pas un rôle important. »

 

Si elle a perdu du poids, l’Église demeure un acteur incontournable de la vie publique. Son réseau d’écoles catholiques, d’universités, mais aussi ses très nombreuses associations caritatives, maillent le territoire. La radio Cope, qui appartient à la conférence épiscopale, est la seconde radio du pays. Et pendant la Semaine sainte, les processions marquent les esprits.

 

 

Politiquement aussi, sa voix compte. Récemment, l’Église a mis tout son poids dans la balance pour que soit approuvée la mesure de régularisation de 500 000 personnes sans papiers en Espagne. Lorsque la mesure a finalement été adoptée par décret royal en avril, Mgr Luis Argüello, président de la Conférence épiscopale espagnole, s’est réjoui dans une vidéo : « C’est une bonne nouvelle qui permettra à de nombreux immigrés, qui travaillaient déjà, fréquentaient l’école, avaient recours aux services de santé et aux services sociaux et, parfois, vivaient dans la précarité parmi nous, de contribuer plus facilement au bien commun. Cela permet ainsi de reconnaître leur dignité. »

 

Le soutien des évêques espagnols aux mesures du gouvernement en faveur des migrants leur a valu les foudres du parti d’extrême droite Vox, qui revendique la défense de la culture chrétienne, donnant lieu à une vigoureuse passe d’armes. « Certains, il faudrait les mettre cinq jours dans une barque, matin et après-midi, sans manger, avant de parler de ce qu’il faut faire avec les migrants », avait lancé l’évêque des Canaries, Mgr José Mazuelos Pérez, lors de l’Assemblée plénière d’avril. Santiago Abascal, président de Vox, n’avait pas tardé à répliquer sur X : « Certains de ceux qui font des affaires grâce à l’immigration clandestine devraient sortir de leur palais et descendre voir les conséquences que cela a pour les Espagnols. Pour la santé, la sécurité, les salaires et les impôts. »

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