La sainteté est sans cesse supérieure à la réforme. L’Eglise, sitôt qu'elle s’organise, est en elle-même transgression de l'ordre de Dieu

Publié le par Michel Durand

 La sainteté est sans cesse supérieure à la réforme. L’Eglise, sitôt qu'elle s’organise, est en elle-même transgression de l'ordre de Dieu

Jacques Ellul : Chapitre X Eppur si muove !

 

 

Comme pour les chapitres précédents je note en cette page ce qui me permettrait d’en faire un exposé.

Voir, à ce sujet, sur ce blogue, avec le moteur de recherche en y écrivant : Jacques Ellul.

 

Jacques Ellul termine son livre, La subversion du christianisme, avec une réelle note d’optimisme.

Il importe de ne pas retenir que les erreurs de l’Église. Actuellement, parmi ces erreurs je classe Trump, les évangélistes, la droitisation des chrétiens.

Mais, ne pas oublier, il y a eu aussi des accusations fausses. Les grande offensive par les « lumières » sont parfois injustifiés.

Seulement, il y a de simples mensonges, émanant comme il se doit du prince du mensonge, et destinés seulement à de la propagande. Poutine, Eglise russe, Trump, évangélistes… catholique d’extreme droite.

N’empêche que l’on doit bien voir ce qui a ouvert ce type d’accusation :

1 -Eglise bourgeoise, conservatrice - exploitation - colonisation - expansion - extractivisme

Et, 2 - l’attitude évangélique est de reconnaître dans les accusations ce qui est exact. Il importe d’entrer en dialogue avec les accusateurs

==== se réformer / écouter / chercher la vérité.

====== > pas d’apologétique dogmatique se crispant sur de vieux dogme

LE DROIT ; l’Institution se dresse contre l’Évangile.

« Finalement, on retrouvait la vieille orientation, traditionnelle : pour la réforme générale de l'Église, on se fiait au droit, à l'autorité, à l'institution ; pour l’orientation individuelle, il n'y avait d’issue que dans un spiritualisme désincarné, une piété et purement personnelle et le modèle tout trouvé devenait Bernadette Soubirous ouThérèse de Lisieux. »

 

Jacques Ellul dans ce dernier chapitre montre un optimisme radical. L’Église s’est laissée pervertir. Elle a subi la perversion du christianisme ; mais elle sait se redresser et il y a la subversion de la subversion.

Malgré toutes les perversions, l’Église continue. Les disciples continuent à transmettre la vérité.

====== > Voir Léon XIV : Magnifica humanitas

 

Oui, il existe une puissance démoniaque

Regarder la mort : faire croire qu'au-delà d'elle il n'y a rien. Elle est la barrière de toute vie.

Mais : Il ne faut surtout pas se laisser bercer par les sophismes philosophiques (la mort n'est rien, tant que je pense la mort, je suis vivant, et quand je suis mort, je ne sais pas que je le suis) ni le pseudo-détachement scientifique, qui démontre que la mort n'existe pas

==== > le « je » » devant la mort. Terrible mort / plus rien = décréation.

Et par sa puissance, par la terreur qu'elle inspire tout à fait à juste titre à l'homme, elle fait perdre confiance à celui-ci. Elle le convainc qu'il n'y a pas d'avenir, qu'il n'y a pas d'au-delà d'elle-même, donc pas de Dieu. Il n'y a ni Créateur, ni Sauveur.

 

Ne pas se laisser enliser dans la mort : puissance des saints. Bernanos. L’Eglise vit par ses saint. Journal d’un curé de campagne. Le saint curé.

Etre toujours en quête de vérité. L'étonnant dans cette histoire de l'Église, c'est qu'au travers de cette énorme perversion, alors que tout semble rongé par les termites, il y a toujours une résurgence de la vérité.

Je crois que l'on peut considérer cette réapparition de la vérité, de la vie chrétienne, de la foi, à des niveaux différents. Celui des théologiens et des grands mystiques.

La perversion de l’Eglise est sans cesse redressée par le vécu des saints, des mystiques - théologiens, disciples, apôtres : Le surprenant, c'est l'apparition de François d'Assise, du pape Célestin V, de Jean de la Croix, de Thérèse d'Avila, de Luther, de Münzer, de Las Casas*, de Kierkegaard, de Kagawa, de Karl Barth et cent autres.

Et aussi les courants populaires

Par exemple la théologie de la libération en Amérique latine : théologie du peuple - du cœur populaire

Voir l’émergence des franciscains

à chaque époque, il y a eu ici ou là un de ces réveils populaires.

 

==== > toujours se protéger de l’appropriation de la Parole de Dieu par l’Institution.

Institution.  ==== > trahison des représentants de Dieu sur terre qui établissent leur loi à la place de la loi de Dieu, qui posent leurs normes, et qui organisent l'« entreprise-Dieu » comme affaire historique humaine. Il y a donc d'une part accaparement et d'autre part transgression.

La parole de Dieu entre les mains de l’Église devient poussière

Parole === périmée

 

============== >.  que la PAROLE reste au-dessus de toute philosophie, politique

 

= Parole transcendante

 

Il y a subversion quand il n’y a plus écoute de la Parole

==== Jésus Christ ; Royaume des cieux

 

——————— > appel à la sainteté

Se laisser sanctifier par le créateur connu avec (par)- Christ

= toujours. L’écoute de Jésus Christ

Chevrier ===== >.   Jésus c’est tout !

Intériorité

L’EGLISE  ne peut se réformer que si elle est rattachée au créateur  DIEU

Sève qui est (donne) la vie

Exemple de l’arbre qui donne des fruits

il s'agit d'une reconquête de l'Éternel par l'Eternel lui-même. Autrement dit, ce n'est jamais l'Église qui peut s'auto-réformer elle-même.

 

La sainteté est sans cesse supérieure à la réforme.

L'Eglise, sitôt qu'elle s'organise et se cléricalise, est en elle-même transgression de l'ordre de Dieu, mais elle produit en elle-même ce qui va éclater comme transgression de cette transgression.

 

Ce n'est pas en partant de sa tête humaine que l'Eglise se transforme, mais par une explosion prenant naissance chez ceux qui sont à la frange...

=== voir les réformateurs qui sont dans le peuple, à la marge

 

Voir actuellement la tendance centrée sur le Droit Canon, le dogme, la sécurité des lois = droitisation de l’église

Exactement comme la réduction au temporel et à la puissance exclut le sens, et par là laisse une immense brèche béante que l'on s'efforce vainement de combler, et qui appelle sans fin, qui crie jusqu'à ce que l'Eternel vienne combler ce gouffre.

=== cela rejoint ma spiritualité du vase vide que je suis  et que seul Dieu/créateur peut remplir

La réforme, actuellement, vient des jeunes chrétiens radicalement de gauche ===== > Mensuel Le cri

 

Christ est premier > christianisme

 

Dans cette ligne, bientôt je parlerai de l’ouvrage de Benoist de Sinety

 

Fichier PDF de ce chapitre X - La subversion du christianisme : Eppur si muove !

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article