Nous nous invitons à réfléchir à l’impact environnemental et à opérer une conversion écologique profonde : sobriété, modes de vie durables
« Mes pensées ne sont pas vos pensées » (Is 55, 6-9)
Proche est le Seigneur de ceux qui l’invoquent. (Ps 144)
« Pour moi, vivre c’est le Christ » (Ph 1, 20c-24.27a)
« Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? » (Mt 20, 1-16)
Le 1er septembre 2026, Léon XIV célébrait la Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création. Elle marque le début du Temps de la Création – observé par les chrétiens de diverses confessions – dont le thème cette année est “ L’eau vive ”… Prendre soin de notre maison commune exige une conversion du cœur, afin que ce qui a servi à semer la destruction puisse désormais être mis au service de la vie. « J’invite; disait-il, chacun à se joindre à nous dans la prière et l’action, pour que nous devenions des canaux de l’eau vive de la paix de Dieu, rafraîchissant notre monde meurtri. » Message du 1er septembre 2026.
Fête de saint François d’Assise, saint patron de l’écologie, le 4 octobre, sera la fin de ce temps de prière - Temps de la Création, temps œcuménique annuel de prière et d’action en faveur de la protection de la « maison commune ». Très précisément nous nous invitons aujourd’hui à réfléchir à l’impact environnemental et à opérer une conversion écologique profonde : sobriété, modes de vie durables, initiatives individuelles et communautaires concrètes visant à protéger la « maison commune ».
Et je pense à la marche pour le climat du 26 septembre, samedi prochain à Lyon à partir de la place Guichard [à moins que cela ne soit place Jean Macé, les collectifs semblent encore réfléchir]. « Marchons partout en France pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale. » Le soutient aux Palestiniens sera présent avec le grand linceul portant les noms des 18 000 enfants tués à Gaza depuis le début de la guerre (chiffre de 2025).
Au milieu du XX siècle, chrétiens catholiques, nous participions à des processions de « rogations » durant les trois jours qui précèdent l’Ascension. Il s’agissait d’appeler l’aide de Dieu pour les récoltes à venir, par des prières, des chants, l’invocation des saints et l’écoute de la Parole de Dieu. Dans ces marches, nous confions alors à Dieu le travail de tous. Encore aujourd’hui, que nos action sur la planète Terre servent à toutes personnes.
Quelle est notre comportement par rapport à la Création ? Quel est notre usage de l’eau ?
Pour répondre à ce genre de questions, nous devrions nous mettre en petits groupes et échanger nos approches pendant deux ou trois heures. Une invitation à le faire dans les jours à venir avec vos contacts habituels.
Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ?
Sur un panneau à la porte de ce bâtiment église, le chapitre 47 d’Ezéchiel nous interpelle. L’eau qui coule de nos montagnes apporte-t-elle la vie ou la mort ? Afin de répondre à cette question : je prie, je regarde, je m’informe, j’interroge ma manière de vivre. Que puis-je écrire sur ce panneau ?
L’évangile de Matthieu nous invite à réfléchir sur le sens de l’équité. Ce qui est juste n’est pas forcément ce qui est semblable., identique. Je pense au Népal. Les ministres de ces pays ont bien expliqué qu’ils ne sont pas les producteurs de gaz à effet de serre, cause de la fonte des glaciers et des inondations occasionnant destructions et d’innombrables morts humaines, mais qu’ils en sont les victimes. Les pays industrialisés depuis plusieurs siècles sont eux responsables. Ils ne devraient, désormais, qu’agir humainement en réparant les dégâts engendrés. Réparer les péchés commis.
Car il y a péché.
Le 2 septembre 2026, la commission théologique a publié un document qui soutient que la destruction de l’environnement ne peut être comprise simplement comme un problème scientifique, politique ou économique. C’est aussi une question de péché. « Péché contre la création et contre le Créateur ». Voir ici.
Nous le savons. « Le problème n’est pas simplement que les êtres humains endommagent les forêts, l’eau, l’air ou la biodiversité. L’abus environnemental représente également un échec à reconnaître la signification divine de la création et la responsabilité de l’humanité en son sein ».
Quel est mon comportement par rapport à l’eau ? N’y a-t-il pas péché quand j’éternise mon plaisir d’être sous la douche ? Est-ce que j’entends le cri de la terre et le cri des pauvres ?
François, avec Laudato si’, parlait d’écocide, de péché écologique. Il importe de voir plus largement l’ensemble de la création et de parler de « péché contre le créé et contre le Créateur ». « Ne pas prendre soin de la maison commune, par action ou par omission, devient ainsi explicitement une désobéissance à Dieu, qui atteint en même temps trois relations : à Dieu, aux autres êtres humains et au créé ». Entendre le cri de la Terre et des Pauvres. Jean-Paul II parlait de structure du péché. Est social, tout péché contre le bien commun. Ainsi le détournement de l’eau à l’usage de quelques privilégiés.
Personne ne nous a embauché.
Allez à ma vigne vous aussi.
N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ?
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