Cela fait des années que j’alerte sur l’orientation de l’information dans l‘Église de notre région… Je n’ai jamais eu la moindre réponse
Robert Divoux (voir aussi cette page) écrit à ses contacts : << À la suite de ma lecture des journaux ce matin j’ai réagi et envoyé ce mot à certains en responsabilité dans l’Église. J’ajoute (ci-dessous) le « petit travail » cité.
Bonjour
La lecture de la presse ce 3 octobre m’a encore fait sursauter. En particulier cette phrase du Figaro parlant des jeunes des quartiers populaires : « Pris en tenaille par l’ultra-gauche et les "racailles" des cités »… Au moins on sait de suite ce qu’il faut penser !
Cela m’a amené à faire un petit travail sur l’information autour de nous à partir de deux journaux du 3 octobre, le voici.
Cela fait des années que j’alerte sur l’orientation de l’information dans l‘église de notre région, en particulier au séminaire de Toulouse. Je n’ai jamais eu la moindre réponse, ni pour me contester, ni pour approuver. Mais chacun sait qu’« Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer » !
Bien fraternellement
Robert Divoux, prêtre diocèse de Toulouse
Le 3 octobre 2026 voici ce que le journal LE FIGARO a mis en première page :
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…et le début de l’article que Le Figaro consacre à ce sujet pages 4 et 5 sous le titre :
« Pris en tenaille par l’ultra-gauche et les "racailles" des cités, policiers et gendarmes sont au front pour rétablir le calme… » :
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Analyser la situation actuelle en France en évoquant uniquement une action de « l’ultra-gauche et des "racailles" des cités » est non seulement extrêmement réducteur, mais fait peur. Le langage est injurieux, et cherche à mettre de l’huile sur le feu. Que dirait-on d’un journaliste parlant de « ces salauds de bourgeois ? » ! Par contre la réalité de la vie des lycéens qui est à l’origine du conflit n’est pas présentée. Cela évite d’en préciser les causes, et de chercher à y remédier.
* * *
Le même 3 octobre on trouve page 10 du journal LIBÉRATION :
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avec un article présentant les questions que pose la situation évoquée par les lycéens :
LYCÉES BLOQUÉS
Des promesses vagues, un mouvement qui perdure
par Cécile Bourgneuf
Des rassemblements de lycéens, pour certains émaillés de violences, se sont encore tenus dans toute la France vendredi. Peu satisfaits des réponses des autorités, les organisations ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation mardi, où les syndicats de personnels de l'éducation seront présents.
Allez voir la suite dans le journal…
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Je propose ici ma réflexion en m’appuyant sur ce regard porté par les 2 photos et 2 textes :
Le Figaro est le journal quotidien dont la lecture est proposée aux séminaristes à Toulouse (avec La Croix et Le Monde) pour contribuer au développement de leur réflexion. On peut le comprendre, ils fréquentent déjà et fréquenteront entre autres une catégorie de chrétiens qui en font leur source d’information journalière. Il doivent évidemment leurs porter attention, et de façon respectueuse.
Oui, mais… aide-t-on ces séminaristes à faire une lecture critique du Figaro ? Et comment la développer en se refusant de leur fournir des éléments différents venant d’autres courant de pensée pour comprendre la situation ? La lecture du journal Libération, lui aussi quotidien national et lui aussi orienté, vient à l’esprit pour entendre un autre son de cloche…
Prendre conscience de ces deux courants, et les lire à la lumière de la doctrine sociale de l’Église, peut et même devrait faire partie d’une démarche pastorale dans la formation des séminaristes, et plus généralement dans l’Église.
Par contre fixer son regard uniquement sur un seul journal, très orienté, et écarter un autre journal du même type mais ayant une orientation très différente ne peut pas être une démarche pastorale, cela devient un choix politique ! Ce choix peut être fait individuellement, mais il ne doit pas être imposé à un collectif en profitant du pouvoir qu’on a sur lui.
Malheureusement la situation actuelle va dans ce sens. Et on peut en constater les conséquences…
Fraternellement
Robert Divoux, Toulouse
NOTA BENE : Si je dépose ici cette réflexion de Robert, c'est que je la partage.
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