Homélie du dimanche 19 octobre 2008

Publié le par Michel Durand

• Faut-il payer l’impôt à l’empereur ?

Répondre à cette question devant des représentants de l’Etat romain, les partisans d’Hérode, c’est prendre un parti contre un autre. Le Dieu des païens, contre le Dieu d’Israël. Quelle vanité !


Regard sur le pharisaïsme en religion...


Pour entendre ou lire l'homélie de ce jour, vite ici....

 

 


Publié dans Eglise

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Blog "le bon grain et l'ivraie" 22/10/2008 09:37

Question actuelle posée par certains milieux catholiques qui demandent : faut-il payer ses impôts à un Etat qui en utilise une partie pour financer les campagnes de promotion de la contraception et l'avortement ? Pour eux, c'est clair, il n'en est pas question. Ils proposent donc de réduire l'impôt avec une lettre au Trésor public (je ne sais plus sur quel site j'ai lu ça). Il me semble (corrigez moi) que telle n'est pas la réponse de Jésus.

Michel Durand 22/10/2008 21:50


Je ne sais pas s’il est possible de savoir exactement ce que Jésus aurait répondu à cette question sur contraception et avortement. Il me semble qu’avant de signaler
les principes, il aurait regardé les personnes. Une écoute attentive de leurs situations accompagnée d’amour se manifeste toujours chez Jésus. « Il le vit et l’aima ». Avec la théologie la plus
classique, nous ne pouvons pas oublier la réalité du moindre mal. Dans certaines situations dramatiques, contraception et avortement doivent être considérés comme le moindre mal.
Rendre à César ce qui lui appartient. Les impôts sont une nécessité pour que vivent les citoyens d’un pays. C’est dans l’action en politique que l’homme, libre de ses opinions et mouvements, peut
et doit agir pour que le monde respecte au mieux les fondamentaux et utilisent au mieux l’argent public. Ce n’est pas dans une sorte de grève du paiement. Paul recommande le respect du pouvoir de
l’Etat. Mais même temps, il souligne que le chrétien ne peut offrir à l’empereur des sacrifices d’animaux. L’empereur n’est pas dieu et n’a droit à aucun culte. Là, il faut s’abstenir. Rien
n’empêche à quiconque de ne pas suivre des lois et coutumes que, en conscience on n’accepte pas. Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, n’est-ce pas œuvrer pour que l’homme développe sa dignité par
l’action en politique ? L’Esprit rend libre.
A propos de la réflexion sur le comportement humain, l’agir des hommes, (la morale)  il convient de ne pas oublier la réalité du moindre mal. La théologie la plus classique enseigne que dans
certaines situations dramatiques, un geste mauvais en soi, est moins « pire » que les conséquences provoquées par l’absence de ce geste. Sœur Emmanuel, récemment citée dans votre blogue, disait des
choses semblables ; ainsi à propos du préservatif. L’abbé Pierre également. Pour poursuivre la réflexion je vous invite à lire la pensée du cardinal Martini. Le cardinal Carlo Maria Martini, 79
ans, jésuite et ancien archevêque de Milan, aujourd’hui retiré à Jérusalem, était le chef de file des progressistes lors du dernier conclave. Dans un dialogue avec le chercheur Ignazio Marino,
publié par l’hebdomadaire italien L’Espresso du 21 avril, le prélat a discuté des "cas limites" posés à la morale chrétienne par certaines situations ou par le développement de la science.
"Certainement, l’utilisation du préservatif peut constituer dans certaines situations un moindre mal" face au sida, déclare-t-il… A propos de l’avortement, le cardinal Martini juge "somme toute
positif" que sa légalisation ait "contribué à réduire et tende à éliminer les avortements clandestins". Selon lui, "il est difficile qu’un Etat moderne n’intervienne pas au moins pour empêcher une
situation sauvage et arbitraire", "ce qui ne veut pas dire "licence de tuer"", relève-t-il précisant qu’il faut que l’Etat s’efforce de diminuer les avortements "par tous les moyens". Voit :
http://www.dici.org/actualite_read.php?id=1246&loc=us