Ouverture de la basa 2009

Publié le par Michel Durand

Grosse journée hier avec l'inauguration de la biennale d'art sacré actuelle : par le Fils.


Voici le texte de mon "discours" prononcé en présence de l'évêque de Lyon, Phillippe Barbarin.

Nous réaliserons, je pense, un petit montage vidéo qui témoignera de l'ensemble de la soirée.


Je vous invite bien sûr à regarder l’ensemble du programme de cette biennale : « Par le Fil » que vous trouvez sur les cartes d’information, mais je voudrais surtout dire quelques mots sur la mise en espace des œuvres créées par les 40 artistes pour répondre au thème de la transmission, de la filiation, thème auquel nous avons donné le titre de « Par le Fils ». Vous avez, assurément, noté le « F » majuscule. En lui, il y a tout une orientation.

Dans un accrochage collectif, il est important de tout faire pour que les œuvres s’harmonisent entre elles. C’est pour cela que nous avons opéré certains regroupements. Des œuvres qui plastiquement se ressemblent vont ensemble. Les thèmes qui se rapprochent se côtoient. L’ensemble de l’étage offre des créations où la transcendance pourrait être dite horizontale, humaine, intergénérationnelle. C’est par là que commence la visite de l’exposition. Quand on descend dans l’église, le bâtiment « église », on rencontre, pas à pas, des expressions historiques bibliques. S’opère alors un mélange où la transcendance verticale se dit en mots expressément chrétiens. Je dis cela en maintenant cette certitude : il y a un art religieux complètement dépourvu de spiritualité. Je vous garantie que cet art là n’est pas présent ici. Et si je me trompe il serait bon d’en débattre.

J’invite à ce débat, dans le texte publié dans le catalogue où j’essaye de définir les mots : sacré, saint, religieux et spirituel.

Je tente également de définir l’art sacré actuel. Dans le contexte culturel que nous connaissons, vu l’athéisme et la sortie de l’Eglise du monde, vu la mondialisation des religions, vu les diverses quêtes areligieuses de transcendance, il me semble que l’art sacré actuel est l’expression artistique qui incite l’homme à sortir de l’envahissement matérialiste de l’existence. Cet art sera chrétien quand il recevra un éclairage directement branché sur la révélation biblique. Un regard vers le Dieu d’Abraham, dont le Fils unique est Jésus venus faire de tous les hommes de la terre des fils par adoption. Evidemment, quand je dis fils, les filles sont comprises.

Par le Fils, nous obtenons le don de l’Esprit Saint, l’assimilation à l’Eglise Universelle, à la communion des Saints. Nous recevons la grâce de la rémission des péchés. Par le Fils, nous jouissons, pour la vie éternelle, de la résurrection de la chair. Autrement dit, le Royaume, le Bonheur.

Ainsi parle Paul (1 Co 13,2) :

« Nous voyons à présent dans un miroir, d’une manière obscure, mais alors ce sera face à face. Actuellement, partielle est ma science ; mais alors je connaîtrai tout comme je suis connu ».

A ce moment, « qui sera celui de notre naissance à un autre mode d’être, à la vie éternelle, nous connaîtrons Dieu d’une manière nouvelle, comme un Dieu tout nouveau surgi à l’instant même de notre naissance, un Dieu qui naît de nous donner de naître en lui, qui partage avec nous l’acte éternel de nous donner l’être » (J. Moingt).

Notre culture est-elle encore sensible à la métaphysique ?

Si elle ne l’est plus –ce que constatent de nombreux philosophes- la sensibilité des artistes peut nous ouvrir quelques nouveaux chemins.

En voici un : Le salut de l’homme est la libération de sa personnalité enfouie dans sa passivité de chose pour le monde, vouée à la mort. Cette libération se produit quand, à l’appel de l’Evangile et de l’Esprit Saint, il se projette dans le Christ, par la foi. Le Fils l’entraîne avec lui et en lui dans sa montée vers le Père.

Je vous l’assure. Nombreux sont les artistes, dans la foi chrétienne ou hors de la foi en la résurrection, qui nous poussent vers le haut.

Publié dans Art

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