Certes on a été ordonné un jour, mais ceux qui nous ont appris à faire le prêtre ce sont les gens que l’on a rencontrés - ils nous façonnent
Plusieurs enregistrements sont parvenus à ma connaissance et me réjouissent.
Ils témoignent de la vie de prêtres vraiment présents dans le monde. Je ne peux que déposer leur témoignage en ce lieu. Et je ne peux que dire qu’ils complètent merveilleusement bien la conférence / rencontre du dernier jeudi du Prado.
Si les vidéos démarrent en même temps, pas de problème : stopper en deux pour en écouter une.
J’ai longuement réfléchi pour avoir quelle illustration mettre à cette page. Je n’ai rien trouvé d’adéquat dans la banque des images. Alors, cette recherche étant suspendue, lisant quelques pages du livre de Frère François Cassingena-Trévedy, pas toujours aisé à comprendre, je me suis vu interpellé sur ma vocation et j’ai immédiatement repensé à ma propre biographie avec Goulven. Voilà, le lien avec les vidéos de cette page est tracé. Je dépose en cette tête de page de ce jour, la page 69 de Douze cosnstellations pour une année d’éveil.
L'immense majorité des hommes déchantent sur le versant de leur vie, c'est-à-dire déchoient du chant, facile et superficiel, qu'ils avaient d'abord imaginé : c'est de décanter, plutôt, qu'il s'agit, c'est-a-dire de se laisser réduire à la plus simple monodie, de réduire la difficulté de la chair à ce linéament de lumière dans lequel tout s'humilie et, finalement, se résume. Ne tenir plus qu'à un fil, à un fil d'or, non pas de cet or que l'on possède, mais de cet autre qui se fait peu à peu de notre dépossession même.
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Lassitude des relations, des conversations et de cette multiplication superficielle de soi-même qu'entraîne l'intempérance contemporaine de ce que l'on appelle informatiquement les « contacts ». Lassitude, non pas dépressive, mais lucide. Tout laisser tomber, se laisser tomber tout entier soi-même, enfin, dans le grand Requiem des chers disparus. Se retirer, s'abîmer totalement en eux. Les gravir aussi, et s'élever en eux. Embrasser enfin, du haut des morts - du haut de notre propre mort dont ils nous passent le sentiment - le paysage total de la vie, jusqu'à ces contreforts, jusqu'à ces châteaux forts légèrement voilés, là-bas, de la Lumière.
À propos de Robert Peloux, voir aussi cet enregistrement : stopper la seconde vidéo pour entendre la première.
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