Recherche de sainteté. Je rencontre des chrétiens qui semblent dire que cela n’est pas pour eux. Mais, n’est-ce pas le sens donné à la vie ?
Depuis quelque temps, inspiré par Jacques Ellul, je compare l’attitude « sacré » à l’engagement dans la sainteté. Il me semble qu’auparavant je parlais de contemplation et d’action. Voir ici.
Je peux aussi évoquer les rencontres avec Lutte et contemplation.
Sacré
Nous voilà en adoration. Une présence en Dieu. « Je l’avise et il m’avise ». Voir ici.
L’engagement dans le sacré - à savoir, par exemple : toutes actions qui peuvent engager l’essentiel d’une vie paroissiale - ne risque-t-il pas de devenir exclusif ? Toute l’énergie humaine est prise par les devoirs de la prière.
Prêtres, célébrant l’eucharistie, nous ignorons régulièrement la salutation type Ite Missa est qui signifie le sens de l’envoi en mission. Nous disons « allez dans la paix du Christ » au lieu de dire : « Allez en Paix, glorifiez le Seigneur par (toute) votre Vie ». J’invite à lire cette homélie (paroisse de Martigues, Port de Bouc).
Sainteté
La contemplation dans le sacré ne peut que s’ouvrir vers une démarche de sainteté. De même la contemplation entraîne le lutte.
La présence dans l’enceinte sacrée est assurément nécessaire car ce n’est pas nous qui nous sanctifions par nous-même. Mais c’est la Trinité qui nous sanctifie. On ne devient pas saint. On est sanctifié. Cf Jacques Ellul, Ethique de la sainteté. Voir ici.
Voir aussi ici : une vidéo : Frédéric Rognon présente Jacques Ellul
Recherche de sainteté ! Je rencontre des chrétiens qui semblent dire que cela n’est pas pour eux. Mais, n’est-ce pas tout simplement le sens que l’on donne à sa vie ?
C’est en lisant un article dans le quotidien La Croix du 19 septembre 2025 que j’ai pensé à ce que je viens d’écrire. Alors je donne cette page à lire.
Une nouvelle voie professionnelle guidée par la foi
Pourquoi nous l’avons fait
En 2022, une vidéo avait fait le tour des réseaux sociaux. Lors de la remise des diplômes de la prestigieuse école d’AgroParisTech, des étudiants avaient pris la parole en refusant de mettre leurs talents au service d’entreprises qui participaient « aux ravages sociaux et écologiques » de la planète. « Nous refusons de servir ce système, et nous avons décidé de chercher d’autres voies, de construire nos propres chemins, disaient-ils. À vous de trouver vos manières de bifurquer. »
Sans bruit, ni intervention publique, des chrétiens « bifurquent » eux aussi au nom de leur foi. Nulle enquête, aucune étude ne les recense explicitement. Mais peut-être en avons-nous croisés qui cherchent à vivre davantage en cohérence avec leurs valeurs et leur vie spirituelle.
Les motivations d’un tel changement sont rarement purement spirituelles. Ce qui guide ces chercheurs, c’est la quête du sens de leur vie. Qu’est-ce qui lui donne du goût ? Qu’est-ce qui la rend vivifiante ? Un sentiment de sécheresse, d’enlisement, de platitude peut paradoxalement se révéler un bon avertisseur d’un désir de renouvellement, voire de bifurcation.
Les Évangiles, le Christ, se révèlent comme un excellent guide pour nous accompagner sur cette route inconfortable. Le personnage de Marthe qui s’affaire frénétiquement pour bien recevoir Jésus dévoile, malgré elle, une autre posture possible, celle de Marie, qui se plonge dans l’écoute et la contemplation du maître de vie.
Un autre personnage biblique invite à se tourner vers ses besoins profonds et à ne pas craindre de les faire entendre : Bartimée, l’aveugle de Jéricho. Apprenant le passage de Jésus à quelques mètres de lui, le mendiant se met à l’appeler d’une voix forte, alors que la foule tente de faire taire l’importun. Le Christ s’arrête et l’accueille avec une question qui résonne fortement pour ceux qui sont en quête d’une plus grand unité de vie : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? »
Et encore :
Une nouvelle voie professionnelle guidée par la foi. Pour vivre de manière plus authentique, certains décident de changer de métier. Gilles Donada livre divers témoignages (La Croix). Je lis ces bifurcations existentiels, comme des signes qui résultent d’une juste contemplation dans le sacré.
De plus nous ne pouvons oublier l'Évangile : « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique. »
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