Le récit éclairant d’un réfugié politique à l’écoute patiente d’une employée de l’Ofpra, Office français de protection des réfugiés et apatrides

Publié le par Michel Durand

Le récit éclairant d’un réfugié politique à l’écoute patiente d’une employée de l’Ofpra, Office français de protection des réfugiés et apatrides

Ce n’est pas le comte fictif de Shéhérazade au roi Shahriar.

 

Un migrant pakistanais, regardant cette bande dessinée, Hazara Blues, Téhéran, Kaboul, Paris, me dit : « oui je connais ces gens ; j’en ai rencontré au Pakistan à la frontière avec l’Iran et l’Afghanistan ; ils vivent surtout en Iran. Ils sont plus pâles que nous. Ils sont comme les asiatiques, peut-être descendant des Mongols. Ce sont des chiites, religion minoritaire en pays sunnites (Pakistan) ».

Entendant cela j’ai mieux compris pourquoi le personnage principal de cette BD donne à penser aux visages chinois.

  • « Tu as une tête de Hazara, mais ton accent est bizarre ».
  • « Ah oui, c’est parce que je suis et j’ai grandi en Iran ; en fait mes parents viennent d’ici », de Yakawlang, une ville d’Afghanistan, province de Bamyan, avec une altitude de 2 585 mètres.

Dans ma mémoire se profile alors le visage des talibans qui détruisirent les immenses statues de bouddhas. Un massacre pendant l’hiver 2001.

En ces jours dramatiques au Proche et Moyen Orient, comment ne pas être attentif à la détresse de tous les exilés, de tous les réfugiés politiques ? Parlons aussi de l’Ukraine, de l’Est de la RDC, du Soudan…

« Ils étaient ravis de pouvoir laisser libre cours à leur haine pour les Hazaras : ils se pensaient du côté de Dieu en tuant les chiites, tout en se vengeant de la résistance qui leur était opposé dans cette région ».

Le racisme existe toujours. L’étranger, réfugié par détresse en subit les conséquences : « ça pu ici ! y’aurait pas un Afghan dans le coin ; c‘est qu’ils mangent beaucoup de pain, ces serpents. Le pain des iraniens ! »

Le récit de Reza Sahibdad pour obtenir des papiers français, dans sa réussite donne bien à penser au bonheur humain d’une authentique fraternité mondiale.

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