Election

Publié le par Michel Durand

Demain, assurément, nous voterons. Je sais que les catholiques pratiquants manifesteront (majoritairement) leur attachement au libéralisme, comme le disent les observateurs de la vie religieuse et politique. Et pourtant, les appels à profondément transformer le capitalisme se multiplient. On veut le moraliser, l'assainir tout en disant qu'on ne peut que le garder car il n'y a pas d'autres systèmes (voir ici).
Quelle force parlementaire permettra la rencontre de l'Homme dans son inaliénable dignité ?
Promouvoir au parlement des personnes qui n'affirment ne vouloir se situer que dans l'opposition, ne souhaitant pas être élu, quel avantage ? Il faut au contraire miser sur celles et ceux qui y siégeront. Mais si ces derniers ne voient qu'à travers un système économique foncièrement injuste et, selon eux, non révisable, quelle chance a-t-on d'ouvrir la porte de l'avenir ?  
On entend dire, à quelques semaines ( ? - semaines que l'on ne comptent plus) de la publication de l'encyclique "Caritas in veritate",  que « le juriste catholique allemand Ernst-Wolfgang Böckenförde, très estimé par le pape, veut que ce soit l'Eglise qui écrive le "manifeste" définitif contre le capitalisme, celui-ci devant être renversé depuis ses bases parce qu'il est inhumain ».
On en reparlera. En attendant, que mettre dans l'enveloppe pour dire le désir de ne pas être manipulé par l'économisme ?

Publié dans Politique

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