En marge de l'Eglise, suite...

Publié le par Michel Durand

 En avril 2008, j’ai publié un article intitulé : « En marge de l’Église ».

Je viens de recevoir un commentaire sur ce sujet et je souhaite vous le p résenter ici, car cela montre que la question continue à se réfléchir. Du reste, en ce sens, un  groupe de chrétiens lyonnais ont entrepris une enquête qui semble s’engager dans une étude, publiable pour le bien de tous, me semble-t-il.

 

com.univ.collaboratif.utils.jpgJe montre ici le portrait de Xavier Lacroix.

Voir sa réflexion sur ce sujet.


 

 

 

Voici le commentaire

Je salue ce que vous faites et ce qu'il fait (Guy Lachaux).

J’ai entendu le Père Guy Lachaux hier soir à  Évreux.

Je vais fêter mes 40 ans de mariage ; je suis très engagée dans mon diocèse ; je suis gynécologue spécialisée en stérilité juste à la retraite et j'ai participé à l'assemblée réunie par Mgr d'Ornellas ? Donc cette Église je l'aime, elle est ma famille....

Mais parler vrai est toujours suspect de ne pas aimer l'Église.

Pour avancer, il faut sortir de cette impasse où l'on excuse l'inexcusable, sortir de cette parole qui ne peut venir que des ordonnés...

Il n'y a qu'en matière de sexualité qu'il y a cette impasse ; il faudrait reconnaître que, sans renier la valeur du mariage catholique, il y a des conséquences qui sont peu évangéliques...

 

Personnellement, je pense qu’il n’y a pas seulement dans le domaine des « affaires sexuelles », que nous rencontrons une impasse dans le regard des cadres de l’Église. Parlons du capitalisme. Certes, on parle de ses méfaits, mais on ferme les yeux quand ils se produisent.

 

Pour une préparation chrétienne de divorcés remariés :
groupe PAR ((Prière A l’occasion  d’un Remariage)

Ce groupe de chrétiens lyonnais appartient à la Sensibilité de Reliance, proche des équipes Notre-Dame, réunissant des divorcés remariés qui veulent une pleine intégration à l’Église. Pour en savoir plus sur reliance.

Sur l’initiative d’un couple responsable dans la préparation au mariage catholique, des prêtres et des laïcs se sont réunis pour voir comment est pratiqué l’accueil d’une demande de prière à l’occasion d’un deuxième mariage. Il se trouve que cette demande existe et que des bénévoles accueillants sont sans voix.

 

Un exemple : Depuis 3 mois je prépare une prière avec un couple 32/33 ans qui s’était senti repoussé et trahi après une 1ère rencontre apparemment accueillante. La deuxième rencontre fut une série de « pas possible » (ni,ni,ni).

 

Voici un petit échantillon d’une conversation libre propos tenue à l’intérieur de ce groupe d’enquête des pratiques d’accueils de demande de « remariage »

- Interpeller l’Église parce que je l’aime bien

- Se poser des questions et lui poser des questions

- Un cas similaire évoqué à propos d’une paroisse gérée par l’Emmanuel où une catéchumène en situation matrimoniale irrégulière a été admise au baptême finalement avec possibilité de communier immédiatement une fois et puis plus jamais (c’est une pratique de respect à tout prix de la discipline qui semble en contradiction avec la théologie du baptême)

- La puissance de la formule lex orandi, lex credendi dans la théologie de l’Église depuis des siècles applicable aux prières de repentir avant la communion…

- Est-ce que le sacrement de mariage est un sacrement ? cette dernière question est jugée hors du propos de nos rencontres qui se veulent partage d’expériences sur les pratiques et n’en sont pas (encore) à vouloir faire évoluer la théologie à partir de la pratique

 

Enfin, un questionnaire (3 pages) est élaboré pour une plus large connaissance des pratiques de remariage au sein de l’Église catholique.

Je peux le faire parvenir à qui le souhaite.

 

A suivre…

Publié dans Eglise

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