HAÏTI

Publié le par Michel Durand

Tous se demandent pourquoi ce pays déjà si éprouvé, l’est encore davantage.

14 janvier 2010, réflexion de Jean-Marie Delthil.

Le terrible tremblement de terre qui a touché Haïti avant-hier a vraisemblablement tué et blessé énormément de personnes. Nous en sommes toutes et tous profondément affectés. Puisse tout être mis en œuvre pour sauver celles et ceux qui peuvent encore l’être !

Tout à l’heure, ayant pris le tram pour me rendre à Grenoble, j’ai regardé les visages autour de moi, et tenté de capter les yeux – les regards, de ces personnes qui se trouvaient là et que je ne connaissais pas… Difficile… les personnes sont là, oui, les silhouettes et les corps aussi, mais les regards semblent – comment dirais-je ? – tristes, c’est certain, enfin, le peu que j’en perçois me fait dire cela, mais ils semblent également ailleurs et presque absents, et peut-être pas tant en Haïti finalement, et dans cette catastrophe ; alors, je me suis dit que toutes ces personnes ou en tout cas un bon nombre d’entre-elles, elles étaient peut-être en train de réfléchir tout de même à ceci : au fait que la vie est courte (même pour un centenaire), parfois très courte, interrompue sauvagement quelquefois, – qu’elle a donc en tout état de cause un terme, ici, sur terre, et qu’il nous fallait bien à un moment ou à un autre nous poser cette question, ces questions : « Au cours des années qui m’ont déjà été données de vivre, ai-je, par mes dires et mes actions – par ma manière d’être au monde –, amélioré, même un petit peu, ma vie, mais aussi celle de mes concitoyens : la vie de mon quartier, de ma ville, de la société et même du monde ?... Ou bien l’ai-je dégradée, cette vie, ces vies, la mienne, celle des autres ? »... Ce sont des questions incontournables ; ce seront, quoi qu’il en soit, des questions incontournables, lorsque nous viendrons à paraître face à Dieu. Quand nous serons morts, pour chacune et chacun d’entre-nous : nous paraîtrons face à Dieu, avec notre vie entre les bras si je puis dire… puissions-nous alors avoir le bonheur de Lui offrir une vie belle tout compte fait, compatissante, aimante, et ayant été orientée et versée de préférence, et avec joie, vers les plus faibles et les plus fragiles d’entre-nous… oui… vers les « si souvent oubliés »… – Nous prions en ce moment bien fort pour nos frères et soeurs haïtiens et tous les leurs !

 

 

Publié dans J. M. Delthil

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