L’Église lorsque le pouvoir allait trop loin, était obligée de rentrer dans l'ombre et l’opposition, ainsi en 1790, les prêtres insermentés
Les quelques amis qui lisent de Jaques Ellul, La perversion du Christianisme, chapitre V, vont se retrouver demain pour lire également le chapitre VI : la perversion politique.
Voir ici à propos du chapitre V. : L’influence de l’Islam.
Pour le chapitre VI, je me suis donné une sélection de quelques pages - voir le fichier joint ci-dessous - et j’ai, suite à cette sélection, rédigé ce qui suit. Une sorte de résumé que j’aime reprendre comme si j’avais à présenter à diverses personnes la pensée de Jacques Ellul. Cela peut aussi servir, dans un climat de méditation, de support pour maintenir éveillée la réflexion.
Selon la Bible : Eglise = anti état /. État = idolâtrie
Les Juges ——————-> apolitiques. ==== anti État ; État ==== > païens
Alors : un seul Roi : Dieu
Puis des juges
Puis on tolère des rois qui brillent par leur puissance
Mais, seuls les rois vaincus sont fidèles à Dieu ; fidèles et pieux
====> insignifiance du pouvoir royal
Le pouvoir politique est une exousia (autorité) rebelle contre Dieu
Jésus est hors de ce pouvoir
Jésus ————————> vérité
Jésus est hors de l’autorité de Pilate
Jésus === > vérité alors que Pilate cède à la foule
Jésus = anarchie / anti - étatique ; anti politique
Pouvoir politique ========== > guerre ; glaive = Babylone (Rome)
Bible = contrepouvoir : anti étatisme …. Ce qui re-cadre le regard de Paul : obéissance à l’empereur.———————- > anarchisme (chrétien)
La subversion du pouvoir —————— > anti-constantinisme ?
Il importe de se poser la question
Constantin, Clovis …. Empereurs et rois et Eglise du Christ ?
Réel conversion de Constantin ? = mobile plus politique que religieux
Constantin mise sur l’Église catholique (universelle) et gagne
= conversion de Constantin ==== > perversion de la vérité chrétienne /
guerres atroces = anti évangile : le récit lui-même de la conversion manifeste la dénaturation profonde de l’Évangile : Labarum !? (Voir des images) Chrisme + croix + alpha oméga ?
La vision de Constantin contredit la révélation : « Mon royaume n’est pas de ce monde »
Christianisme ——— > religion d’État
PERVERSION = > Eglise == > pouvoir politique et Empereur, Etat == > pouvoir religieux
L’Église est séduite ; elle se laisse dominer par la facilité de répandre l’Évangile avec puissance ———————— > État chrétien = influence de Satan
Christianisme = religion d’État
Vérité chrétienne + pouvoir politique
Dieu / Empereur / Église
—————-> Église qui devient persécutrice ; attaque les hérétiques
Empire + Eglise ……. d’où le refus de cette alliance avec l’anarchisme (Sans le sens de violence du XIXe s.) = refus de l’alliance au politique
L’Église ne peut être une puissance politique !
Erreur de l’Église de vouloir user du pouvoir que lui donne le politique — > =/= idéologies
Idéologie = justifier théologiquement un régime politique —————- > dictature
Pourtant, l’Église doit s’exprimer politiquement = avoir le souci du pauvre
Ce qui est différent de soutenir le pouvoir le plus influent
L’Église ne doit pas se servir du pouvoir politique pour assurer sa propre autorité
L’Église ———— > se donner à Dieu seul
Aliénation de la révélation quand l’Église devient un État (p. ex. Avec les carolingiens )
1/.
Pape————- > chef- d’État ; il se comporte en chef, en roi politique ==== > agrandir son domaine royale
Du V° : VI° au XIII° s
Pape = un monarque
Richesse, sexualité, empoisonnements, beaux-arts, conflits pour le pouvoir, etc. À l'égard de la chrétienté, ceci entraîne une conséquence majeure: le pape quand il parle aux autres chefs d'État est inévitablement entendu lui-même comme un monarque étranger*. Quand il agit en tant que chef d'État cela retombe inévitablement sur sa qualité de pape. Il ne peut arriver à rompre ce lien démoniaque. Ce qui fait que les meilleurs, les plus purs, les plus authentiquement chrétiens n'ont qu'une envie, c'est de démissionner, comme le fit le très saint Pierre de Morron (Célestin V).
S’il ne peut rompre ce lien démoniaque, il démissionne = saint Pierre de Morron (Célestin V)
2/.
—————- > naissance des nations après les régimes de féodalité régies par les Seigneurs
XIVe siècle = ROIS. ====== > unité politique : sentiment national
Alors, l’Église peut difficilement rester unie et universelle
L’Église se sépare en unité nationale : perte du pouvoir des papes ; naissance des églises nationales avec leur propre pouvoir
Eglise aux ordres des coups d’État
Ayant abandonné le message 1er apolitique, ne pouvant plus être seulement spirituel elle devait entrer dans le jeu des partis nationaux ===== Église soumise aux États
Église ==== > idéologie
3/.
Problème du droit ; de l’administratif
Politique === > DROIT ; alors l’Église, liée au politique === > DROIT
Droit , alors = conforme à la volonté de Dieu
Droit romain christianisé = protection des faibles : d’accord
Mais …. Le droit l’emporte et l’Église cesse d’être le messager de la Parole de Dieu
…. protection l’Eglise et non AMOUR UNIVERSEL
Défense du groupe en place au lieu de défendre les faibles
—————- > Bonne nouvelle à TOUS en tant que frères et non parce que puissant
= agir comme frère et non parce que ayant le pouvoir
Napoléon III : 1 curé = trois gendarmes à propos des églises des pentes de la Croix-Rousse ; EGLISE ——— > organisation juridique avec son (code de) droit
L’Église préfère le droit à la vérité évangélique
Organisation administrative plus que présence fraternelle dans le monde.
Mais il y a les mystiques
===== > courant hostile au pouvoir politique
————> anarchisant - pouvoir marginalis
Le politique l’emporte sur le mystique : force de l’Église institution
Parfois celle-ci, lorsque le pouvoir allait trop loin, était obligée de rentrer dans l'ombre et l'opposition, ainsi en 1790, les prêtres insermentés sous la Révolution française. Ainsi l'Église confessante en 1933 au Synode de Barmen, contre le régime hitlérien. Ainsi le cardinal Wyszynski et l'Église de Pologne en 1953 contre le régime communiste. Mais ce n'était qu'un accident de parcours. Sitôt qu'un accord était possible, cette Église résistante renonçait à sa résistance au pouvoir en lui-même quand le pouvoir changeait ou devenait raisonnable. On expliquait en général que l'Église devait reconnaître le pouvoir politique et le soutenir, sauf lorsque ce pouvoir devenait idolâtre ou hérétique et se mettait à persécuter l’Église. Principe reconnu par les par les églises catholiques ou calvinistes de la même façon. Mais enfin il faut retenir que la collision de l'Eglise et de l'État n'est pas constante, ni une anime, cependant la corruption de la révélation par la fréquentation des politiques, elle, a été constante et décisive.
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