Le christianisme recevant les influences du droit politique romain, de l’esprit de conquête de l’Islam, de la guerre sainte sort de l’Évangile

Publié le par Michel Durand

La vision de Constantin et la bataille du pont Milvius dans un manuscrit byzantin du IXe siècle. © WIKIMÉDIA COMMONS, Domaine public

La vision de Constantin et la bataille du pont Milvius dans un manuscrit byzantin du IXe siècle. © WIKIMÉDIA COMMONS, Domaine public

Comment la croix peut devenir signal de conquête ?

 

 

Le regard et Monique et de Jean Marc. Reprendre la page du 21 avril et les pages sur ce sujet - avec le moteur de recherche recevant le mot : subversion.

 

 

 

La subversion du christianisme – Jacques Ellul

ch. V – L’influence de l’Islam

 

Héritages nombreux et admis reçus de l’Islam, en sciences, calcul, médecine, agronomie… même la philosophie grecque a été transmise par les arabes.

Les 2 sont des religions monothéistes, des religions du livre : Bible et Coran. Mais les chrétiens rejettent le Coran qui refuse Jésus-Christ, fils de Dieu incarné, et la trinité. Les musulmans affirment que la bible est un préalable au Coran. Ils rejettent le baptême puisque l’homme est naturellement bon.

L’influence de l’Islam paraît plus forte que celle du christianisme.

L’Islam inclut religion, politique, droit. On parle de théocratie. La volonté de Dieu se traduit en terme juridique, ce qui est contraire à la Révélation qui met en avant la relation gratuite à Dieu. C’est sous l’influence de l’Islam que l’esprit juridique s’installe en chrétienté.

La mystique et l’obéissance, héritage des arabes (musulmans).

Peu à peu sous l’influence arabe l’amour vécu par les premiers chrétiens voit revenir la notion de destin. Tout est écrit d’avance, notion de fatalité, contraire à l’Evangile.

L’esclavage, pratique musulmane depuis le X° siècle en Afrique. Les arabes ont favorisé le mécanisme de colonisation qui a été repris par les Européens en Afrique et en Amérique.

Les Chrétiens n’ont pas inventé la guerre juste : les Croisades. Ils ont imité les arabes qui ont imposé leur religion par la force.

Il est faux de penser que l’Islam a fait de la femme l’égale de l’homme. Nulle part la femme n’a été plus asservie qu’en terre musulmane : mariage arrangé, femme esclave de l’homme chez les pauvres et en harem chez les riches. Et la femme a-t-elle une âme ?

C’est l’Islam qui a inspiré aux rois et empereurs chrétiens de tenir leur rang d’un pouvoir divin.

 

 

ch. VI – La perversion politique

 

I – Origine du côté politique de l’Evangile

Dans l’ancien testament, bien qu’il existe Israël, il n’y a pas d’État. Dieu nomme un juge pour régler les crises.

Dans le nouveau testament, Jésus refuse le pouvoir venu des mains de Satan. Il refuse de s’occuper de la monnaie et de l’impôt de César. Il n’entre pas dans les conflits d’argent. Devant Pilate, il sépare l’autorité du pouvoir terrestre et divin.

Parmi les évangélistes, on peut se demander si Jésus était un homme terre à terre voulant le bien des pauvres, ou un être spirituel détaché des biens terrestres. Jésus, dans l’évangile de Jean, est montré nettement spirituel. Et pourtant, les évangélistes et les théologiens insisteront sur la lutte matérielle et révolutionnaire de Jésus. Manifestement, l’interprétation politique de l’Evangile de Jésus est fausse.

 

II La subversion par le pouvoir.

Constantin en devenant chrétien, (conversion réelle ou calculée ?) a misé sur le développement du christianisme. La Croix, instrument de supplice est devenu signe de

victoire.

Pour Constantin, Dieu est un dieu de pouvoir politique, contrairement à celui de Jésus. L’Eglise accepte de Satan, le pouvoir que Jésus lui avait refusé. L’empereur puis les rois vont se considérer de droit divin. Même chose pour la république.

On aura des contradictions entre des martyrs contestants la politique de certains États et des États profitant de l’influence de l’Eglise : communisme, nazisme. L’Eglise est souvent du côté du pouvoir montant (théologie de la libération).

On trouve plusieurs effets de cette politisation de l’Eglise :

• Le Pape lui-même devient un chef d’un état, Vatican, qui s’agrandit et va devenir grand à certaines époques. L’Eglise se comporte comme un état.

• L’Eglise se veut universelle, elle va provoquer le regroupement des seigneuries en nations. Et l’Eglise veut asservir ces nations à sa politique. On aura ainsi parfois une Eglise au service de coups d’État, ou parfois au contraire au servie de la résistance d’une nation (Jeanne d’Arc, Hitler…).

• L’Eglise devient un arbitre dans la vie des états en apportant un droit romain qui devient le point de départ de beaucoup de systèmes juridiques. L’Eglise veut défendre le plus faible mais aussi veut se trouver aux côtés des puissants. L’Eglise préfère le droit plutôt que la vérité de Jésus-Christ, allant jusqu’à justifier certaines guerres.

Des 2 côtés, on est dans la perversion du message du Christ :

• Comme confirmation et intégration dans le corps social.

• Ou fuite dans la vie intérieure et le spirituel.

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