ETRE OPTIMISTE DANS UN MONDE QUI AGONISE ? - 2

Publié le par Michel Durand

suite du texte d'hier : Ces pages furent écrites il y a 30 ans. Je suis frappé par leur actualité et heureux de les reproduire ici.

Avant l'économie, l'homme


Je me suis égaré avec cette réflexion sur le Pouvoir. Revenons à l'objet premier du savoir scientifique en économie politique : l'homme. Roger Garaudy affirme que les sciences humaines n'apportent aucun secours. " D'abord parce que, comme les sciences de la Nature, elles sont exclusivement conceptuelles, et ne nous donnent que des descriptions, des mesures et des séquences, c'est-à-dire tout ce qui est nécessaire à la manipulation de l'objet, ou de l'homme considéré comme objet. Ensuite, parce que chacune de ces prétendues sciences projette sur son "objet" un reflet de la société. L'exemple le plus typique est celui de l'économie politique considérant l'homme comme producteur et comme consommateur, à l'exclusion de toute dimension "héroïque", c'est-à-dire échappant à la seule motivation de l'intérêt. C'est moi qui ait souligné.

N'est-ce pas parce que l'homme est limité par ce qu'il est capable de connaître scientifiquement sur lui et sur le monde environnant que tout optimisme est possible ?

Il m'a fallu du temps et un certain nombre de lectures pour que mûrisse en moi, c'est-à-dire se formule, l'objection que l'I.S.S.A. fit à notre recherche : "L' agriculture française face à la concurrence étrangère" (I.S.S.A. juin 1977), qui parvint à établir les répercussions de la concurrence internationale sur l'agriculture française. Nos découvertes, endettement et lien au crédit agricole, intégration au système capitaliste industriel et urbain, nous conduisirent à remettre en cause l'économie libérale de marché. "Nous" étant, ici, l'équipe qui travailla au cours de l'année universitaire 1976-1977 sur ce sujet.


Il m'a fallu du temps parce que je ne m'attendais pas du tout à cette forme d'objection : " Il y a quelque chose qui sent le "rétro" dans votre topo, çà me gêne."



Publié dans Il y a 30 années...

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