Homélie du 11 septembre 2011

Publié le par Michel Durand

Outreau, les 10 années noires d'Algérie, les guerres... Pardonner !

 

Dix-ans-apres-l-affaire-d-Outreau-la-justice-a-t-elle-chang.jpgLe Père Dominique Wiel, l'un des anciennes victimes de l'affaire d'Outreau, œuvre désormais auprès des immigrés clandestins de Calais avec le Secours catholique, le cœur du scandale a été provoqué par des dysfonctionnement en cascades. 

Pardonner, nécessairement. Voir l'article du Pélerin.

 

En cherchant des images pour illustrer l’Evangile de ce jour, je suis « tombé » sur un site qui me semble très intéressant. Il se donne le but d’aider à préparer les eucharisties dominicales.

Je vous invite à le visiter. C’est ici

Mais pour entendre l’homélie donné à St Polycarpe, paroisse des pentes de la Croix-Rousse, il faut venir ici.

Publié dans Eglise

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D





J’ai réfléchi au pardon ce dimanche, en écoutant l’évangile bien sûr, mais aussi parce que je suis allé voir le film Présumé coupable (que j’ai trouvé excellent). Je m’interroge car le pardon
peut devenir le masque de la lâcheté. Par peur de dire non, de fixer une limite à une personne qui agit mal, on requalifie en attitude de pardon son incapacité a avoir le courage de s’affronter à
cette autre. On fait ainsi de vice vertu. Le mal prospère sur cette lâcheté. Cette attitude est très fréquente. Comme le conformiste qui veut faire passer son refus de l’engagement, sa mollesse,
pour de la sagesse. Aussi je me dis que si le pardon est essentiel il doit être compris avec discernement.


J’ai entendu un prêtre dans une paroisse de Lyon aujourd'hui prendre pour exemple le pardon des victimes du 11 septembre au Etats-Unis, puis le pardon d’une chrétienne irakienne à la persécution
qu’elle a subit ensuite dans son pays. Une fois de plus ce discours était ethnocentré.  Pourquoi ce prêtre n’a pas évoqué le pardon des musulmans après l'attaque contre l’Irak
qui a fait 1 million de morts dans leur pays ? On se donne le beau rôle en se pensant capable du pardon après un acte de violence mais ce pardon est sans justice ni compréhension de l’Autre.
Il constitue alors une nouvelle forme de violence insidieuse et terrible faîte à l’Autre.


 


 




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M


J'ai entendu dire que le pardon n'était vraiment possible que quand il y avait oubli. Ce n'est pas vrai. L'oubli est impossible. Et c'est parce qu'il n'y a pas d'oubli possible qu'il y a pardon.
Le pardon suit le discernement de l'acte coupable. Il est refus de vengeance pour conduire à plus d'actes humains dignes.


Il faudrait que je retrouve les articles que j'ai lu sur ce sujet il y a quelques  jours. Une amie en a publier un dans la revue Confluences-Polycarpe. A lire.