Homélie du dimanche 10 juillet 2011

Publié le par Michel Durand

Les militants de tous ordres ont beau dire ce qui se passe, personne ne les écoute. On va droit dans le mur. On fonce vers la catastrophe et personne n’écoute. C’est que la parole frontale (directe) n’est pas efficace auprès de qui ne veut pas entendre. Jésus l’a compris. Il use de parabole.

Une parabole est un récit fictif, une fable composée à partir de ce que l’on observe de la vie. Jésus sait voir les événements et les gens de son temps. En s’appuyant sur ce vécu, il dégage un enseignement avec pour perspective de rendre lucide ceux et celles qui vivent sans rien voir ni entendre.


Pour lire ou entendre l'homélie.

 

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Publié dans Eglise

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Jean-Marie Delthil 13/07/2011 17:27



Merci Michel, merci pour ton homélie du 10 - elle est belle, elle est vraie..


Je n'ai pas tout à fait une parabole ici même, mais, de mémoire, une bien belle histoire :


C'est extrait du film "Le Goût de la Cerise" du réalisateur iranien, Abbas Kiarostami. Le personnage principal du film souhaite se donner la mort, pour cela, il est à la recherche d'une personne
qui voudra bien recouvrir son corps de terre une fois l'acte éxécuté. Il rencontre une, puis deux personnes : ça me marche pas, ça ne colle pas entre eux, et puis une troisième personne, un homme
déjà assez âgé, 75 ans peut-être, d'origine turque ; ils sont tous les deux dans une voiture...


(à peu près de mémoire :)


L'homme d'origine turque :


- " Moi aussi, j'ai voulu me suicider - c'était en 1960. Je venais de me marier ; ma femme et moi, nous avions tout un tas de problèmes... J'avais une corde dans ma voiture, je suis
allé à la recherche d'un arbre, j'ai troué un mûrier blanc, j'ai tenté de passer la corde autour de la branche de l'arbre, une fois... ça n'a pas marché, deux fois... toujours pas, alors je suis
monté à l'arbre, j'ai passé la corde autour de la branche, j'ai fait un noeud..., et puis j'ai senti qelque chose de mou, là, sous ma main : c'était une mûre ! J'ai mangé la mûre : c'était bon !
et il y en avait une autre : je l'aie mangé aussi, et puis encore d'autres - c'était délicieux..., et le soleil commençait à se lever, le paysage était tout  illuminé ! Des écoliers sont
alors arivés, ils m'ont demandé de secouer l'arbre pour manger aussi des mûres : je l'ai fait, et puis j'ai recueilli d'autres mûres encore pour ma femme... arrivé à la maison, elle dormait
encore, je les lui ai donné, elle les a mangé, ça lui a fait plaisir..."


- ( Le personnage principal du film) " Vous alliez mieux..."


- " Non, je n'alais pas mieux, j'avais toujours la mêmes problèmes, mais quelque chose avait changé en moi, je voyais les choses différemment... "


Voilà-voilà mon cher Michel, tout ça de mémoire une fois encore, mais le fond y est, et le goût de la parabole (et de la mûre) est peut-être présent...


Bien fraternellement à toi Michel, et garde bien courage pour tout !


Jean-Marie.


 


 



Michel Durand 19/07/2011 11:31



Oui, de la parabole à la Révolution - Conversion. Qu'il en soit ainsi.