Déterminé à mépriser les migrants par détresse, les gouvernements n’expriment aucun regard envers l’essentiel droit humain

Publié le par Michel Durand

Déterminé à mépriser les migrants par détresse, les gouvernements n’expriment aucun regard envers l’essentiel droit humain

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Le club de médiapart, 16 novembre 2021

<< Ce matin à Grande-Synthe (Nord), plus de mille personnes ont été expulsées d’un campement qui faisait face à la route nationale.

Au petit matin, 300 policiers et gendarmes accompagnés des équipes de nettoyage mandatées par l’État ont saisi tentes, bâches et couvertures. Comme toujours, elles lacèrent les tentes et brisent leurs arceaux pour en empêcher toute réutilisation.

Contrairement aux engagements de l’État, les personnes n’ont pas été prévenues à la veille de leur expulsion, ce qui avait pourtant été un point négocié par le médiateur Didier Leschi envoyé à Calais.

Plusieurs bus ont été affrétés pour emmener les personnes exilées dans des centres d’accueil et d’examen des situations (CAES) situés un peu partout dans le département.

Louis Witter © Associated Press / @apnews >>

Lire l’ensemble du communiqué

 

Le Monde, ce jour à 12 h : Migrants à Calais : les deux militants en grève de la faim annoncent la fin de leur action

<< Les deux militants associatifs de Calais qui observaient une grève de la faim depuis le 11 octobre en soutien aux migrants ont annoncé, mercredi 17 novembre, la fin de leur action. « Nous ne sommes plus en capacité de lutter à travers la grève de la faim. C’est pourquoi nous avons décidé aujourd’hui d’y mettre un terme », ont déclaré Anaïs Vogel et Ludovic Holbein.

Ils avaient entamé leur jeûne pour dénoncer le traitement « inhumain » infligé aux migrants et réclamer un moratoire sur les démantèlements de camps, avec un prêtre de 72 ans, Philippe Demeestère, qui avait, lui, recommencé à s’alimenter au bout de vingt-cinq jours.

 

« Nous sommes fatigués et en colère. Nous ne sommes pas écoutés. Le dialogue est fermé », a dit Ludovic Holbein, lors d’une conférence de presse. Les larmes aux yeux, amaigries, Anaïs Vogel a affirmé avoir « honte des hommes et des femmes politiques qui nous gouvernent »…

Le gouvernement avait rapidement dépêché un médiateur sur place, le directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, Didier Leschi, pour tenter d’apaiser la situation. Le haut fonctionnaire leur avait demandé le 10 novembre, après plusieurs rencontres avec eux et des associations, de cesser leur grève.

« Nous avons remédié à la question des effets personnels des migrants, en mettant fin aux évacuations par surprise. Ils ont désormais un délai pour les récupérer. Nous avons répondu à la demande d’un dialogue citoyen », avec un comité qui réunit associations et services de l’État, avait notamment énuméré l’émissaire gouvernemental. Un « centre d’accueil » pour la nuit a également été ouvert de manière temporaire, mais a fermé depuis. Les exilés sont désormais conduits vers de nouvelles places d’hébergement : 150 dans le Pas-de-Calais et 150 en dehors, selon un communiqué de la préfecture publié mercredi. Page du Monde

 

 

Les militants ne peuvent que connaître la désespérance devant tant d’inhumanité et pourtant, d’une façon ou d’une autre, ils continuent conscients d’entrer dans la dite désobéissance civile.

 

Ce que je pense :

Jetant un regard panoramique sur le monde humain, malgré mes efforts pour voir également ce qui va bien, je ne peux que constater que nous nous enfonçons dans le pire possible. Crise climatique et crise migratoire en sont les signes évidents.

Malgré l’appel à toujours faire confiance dans un acte de foi en Dieu qui ne peut abandonner son peuple, le verre que j’ai en main est, au mieux, à moitié vide.

Rendre grâce à Dieu qui telle une mère ne peut que soutenir ses enfants ?

Vague espérance plus que réelle confiance tout en sachant qu’une collapsologie radicale est éloignée du message du Christ.

L’impossible désespérance, malgré le silence d’une large et écrasante majorité de citoyens que les candidats aux élections s’efforcent de satisfaire !

Nombreux sont les articles des journaux à exprimer comment le Mal, les atteintes à la dignité élémentaire des personnes se multiplient sur toute la surface de la Terre. Oui, il n’est plus possible de contourner le mur, car nous ne sommes plus au pied du mur. Nous sommes dans le mur immobilisés, pétrifiés, englués, embétonnés.

La raison de cela ?

Les décideurs, et leurs soutiens, des pays plus qu’avancés, ou en voie de le devenir, ont beaucoup d’argent et ne veulent pas le partager. De siècle en siècle, on constate cet égoïsme.

Si j’avais l’audace d’une parole publique, sachant qu’aucune tribune ne me serait donnée, j’irais sur les places publiques avec cette pancarte :

« Européens, regardez, nous les abandonnons à la porte de l’Ouest, de l’Est, du Sud méditerranéen. Nous les tuons pour que se maintienne la croissance de notre économie ».

Adoration du Dieu/argent/PIB sous le prétexte de sauvegarde de la vraie culture.