Dans notre mission chrétienne : être fidèle au Message du Christ ; le faire sien et devenir créatif dans son actualisation au sein du monde

Publié le par Michel Durand

Dans notre mission chrétienne : être fidèle au Message du Christ ; le faire sien et devenir créatif dans son actualisation au sein du monde

Le petit groupe de réflexion, Evangile et théologie va reprendre cette semaine. Voici, ma relecture du chapitre XIII du livre de Christoph Theobald : Le courage de penser l’avenir

Sensus fidei fidelium

Le sens de la foi des fidèles, enjeux d’avenir d’une notion classique

Ce ne sont que quelques notes qui risquent de n'être comprise qu'avec la lecture chapitre XIII de l'ouvrage.

 

Le mot « synode » indique que tous ont un mot à dire. Tous ont la parole. Il est question du sens de la foi de tous les fidèles. La Vérité, le Magistère, s’élabore à partir de la base. Il est question du « flair » de la communauté qui décèle dans un contexte précis le sens de ce qui est vécu, annoncé, présenté. On passe d’une mentalité féodale (IX° - XVIII° siècles) à une mentalité démocratique.

Sens de la foi ? Le peuple de Dieu est muni d’une conscience qui se prononce, s’exprime librement. Il utilise sa « boussole intérieure ».

Comment est reçue une parole du Magistère ? Humanae vitae montre l’exemple d’une non réception.

Regardons ce qui est à transmettre ; celui qui transmet ; celui qui reçoit.

Tradens = celui qui transmet ; l’acteur ; le Magistère

Tradendum = ce qui est à transmettre ; ce qui doit être Transmis - l’objet à communiquer

Le récepteur = les fidèles

Congar - 1972 : l’autorité du contenu et le pouvoir (magistère) qui le fait valoir devraient se recouvrir. Aujourd’hui, la pédagogie synodale agit dans ce sens. Magistère + fidèles === > sensus Fidei fidelium.

Le synode est le lieu de l’expression du sens de la foi. Une remontée avec (par) les petits groupes de réflexion (tradentes) du contenu de leur perception (tradendum). C’est le suivi de l’Esprit-Saint chez les fidèles.

Quel usage est fait du sens de la foi ?

Lecture de Vatican II Lumen gentium 12 : Le sens de la foi et les charismes dans le peuple chrétien

 

Le sens de la foi est à l’œuvre dans la charge prophétique des fidèles.

La source du sens de la foi est la Parole de Dieu. Vient ensuite la révélation transmise. Force de la Parole qui a la première place. N° 1 ; Parole de Dieu. Parole > Tradition qui agit avec l’Esprit St

Dans Dei Verbum 8 , le sensus fidei fidelium (credentium), son fonctionnement, est positionné clairement au sein d’une livraison = processus de tradition. Livraison de la Parole.

 

Parole de Dieu livrée, achevée dans sa livraison - définitivement donnée

Dieu qui parle est différent de Dieu qui révèle.

 

Sens de la foi : que les paroles de Dieu soient mises en pratiques… concrétisées… appliquées… concrétisées… accomplies.

——— > Glorifier Dieu par toute votre vie = l’envoie de l’eucharistie. Avec sa charge prophétique

Sens de la foi = mise en pratique d’une Parole déjà donnée

reconnaissance de l’œuvre de Dieu, (Esprit) dans le quotidien.

Poursuite d’une Tradition :

 

La relationalité « pastorale » de la Tadition et de la Révélation

C’est toute l’Église qui doit transmettre, recevant pour cela le sens de la foi (Esprit Saint) en étant inséré dans la société. Il y a des relations entre celui qui parle, qui exprime la révélation  et celui qui transmet.

C’est une livraison : d’abord il y a réception suite à l’audition puis il y a transmission

Tradendum = Evangile - ce qu est à transmettre

Tradentes = annonceurs - ceux qui transmettent

Il doit y avoir une cohérence entre ce qui est annoncé et celui qui annonce : écouter ; en vivre et proclamer.

La réception invite à une livraison (transmission) dans une histoire, une culture précise. Cela demande une adaptation pour transmettre l’esprit du message au-delà de « la lettre ». Telle est l’actualisation du Révélé sous la motion de l’Esprit Saint.

Révélation / Tradition

L’Esprit Saint suggère ; assiste ; inspire. Il le fait différemment avec l’Eglise apostolique et l’Eglise post apostolique

Dei Verbum, chapitre II (7-10) : L’Esprit Saint est le garant du sens de la foi

 

 

Christophe Theobald souligne l’autocommunication de Dieu

Autocommuncation / réception par les fidèles / communication

Réception = foi ; étude ; contemplation ——- > créativité pour communiquer à un peuple particulier, actuel. Actualisation du révélé.

Autrement dit : écoute - communion à Christ est la tâche du fidèle, perception du sens de la foi. Puis transmission, annonce du sens qui est supérieur à la « lettre ». C’est l’actualisation du révélé.

 

Créativité

D’abord il y a l’autocommunication de Dieu. Christ est révélation

Puis il y a les récepteurs

Et existe (ou arrive) l’Esprit Saint pour une transmission du révélé avec créativité.

L’Esprit Saint exprimant le contenu du Révélé et non la lettre. La Parole est historiquement située et sera historiquement, culturellement re située.

En cela réside le sens de la foi.

Dieu parla [ Père, Fils, Esprit] = c’est fini

On écoute = foi - communion avec Dieu

On transmet, en Eglise avec la garantie obtenue par l’Esprit du sens de la foi. Une traduction (transmission) pour aujourd’hui.

Prière - contemplation - expression créative.

Dei verbum 1 et 2

 

Lumen gentium 12

 

La foi indique : Dieu parle. Ce n’est pas Paul, mais Dieu

Les apôtres ont reçus une charisme de vérité obéissant fidèlement à l’Esprit Saint.

C’est l’acte de foi du récepteur qui parle et vit comme il parle.

 

La Foi ?

Le sens de la foi ? Communier avec Dieu, avec l’intime de Dieu puis transmettre - transmission de cette communion.

D’abord : contemplation ; puis expression de ce vécu - prédication - annonce - dévoilement… comprendre sa foi et le dire. Telle est toute la dimension mystique du colloque avec Dieu, colloque divin. Parler à Dieu. Ecouter Dieu.Dire Dieu en Eglise.

Je vois ici toute la dynamique synodale. Être fidèle au Message et créatif dans son actualisation.

Garder, par foi, la certitude de toujours être dans la vérité. Mais sans le dogmatisme d’une Eglise enseignante qui se positionne face à une Eglise enseignée. (Cléricalisme).

François distingue nettement Enseignant et enseigné. Il interroge le pouvoir indu de ceux qui se disent exclusivement « enseignant ». « Le troupeau possède son propre flair » (François, 17/10/15). VOIR AUSSI

 

Apôtre / docens —— >. Fidèles : tradentes ==== > porteur d’un même foi

Lumen gentium 12 : La collectivité (l’universalité = traduction de Ch T.) des fidèles, ayant l’onction qui vient du Saint (cf. 1 Jn 2, 20.27), ne peut se tromper dans la foi ; ce don particulier qu’elle possède, elle le manifeste par le moyen du sens surnaturel de foi qui est celui du peuple tout entier, lorsque, « des évêques jusqu’aux derniers des fidèles laïcs [voir Saint Augsutin] », elle apporte aux vérités concernant la foi et les mœurs un consentement universel.

 

Voir le synode actuel avec les laïcs. Consulter tous les fidèles ce que fait l’actuel synode malgré l’opposition de membres de la Curie romaine. Je note que les traditionalistes (intégristes) sont vraiment en guerre conte ce synode, cette consultation de tous les fidèles.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article