Me sentant en danger, je me mis alors instantanément à prier… à prier la Vierge Marie pour qu'elle me protège de tout danger

Publié le par Michel Durand

Abbaye de la Pierre qui vire

Abbaye de la Pierre qui vire

Source de la photo

 

Il semble que tous le disent. Avec covid-19, nous allons vivre un Noël dans la sobriété. Heureux danger qui nous protège de toute tentation consumériste.

Noël 2020 et Noël an 0.

Heureuse Naissance pour l’ensemble de l’humanité. Naissance vécue dans le dénuement, la pauvreté à cause des ambitions exigeantes des gouvernants. À l’époque de Jésus, il s’agissait d’Hérode le Grand, de l’empereur Auguste, de Qirinius, gouverneur de Syrie. Un recensement avait été décrété qui obligeait à voyager pour rejoindre sa ville d’origine. Luc 2,1-2.

 

Aujourd’hui, il est plutôt question de ne pas voyager pour cause de confinement. Nous aurons alors du temps pour penser, méditer, prier. Réfléchir sur les rêves que nous faisons, ceux-ci étant surtout, comme le disent les scientifiques, à propos de nos échecs ou moments difficiles que nous avons vécu.

Du temps pour prier. Mais, il est bon de se le demander : prions-nous vraiment ?

Pour répondre à cette question, je donne la parole à Jean-Marie.

 

Les deux visites.

Je venais de planter ma tente à quelques distances du Monastère de la Pierre-qui-Vire, en pleine forêt, dans le Massif du Morvan.

Dans le courant de la nuit, je fis un rêve : j'étais, pourrait-on dire, aux prises avec un homme d'à peu près mon âge. Il mettait en doute le fait que mon travail de peintre et d'écrivain se trouvait être en lien avec ma Foi, avec ma Foi en Dieu.

Sur le même moment, je me réveillais… En effet, deux personnes s’approchaient lentement de ma tente.

J'étais alors absolument seul, isolé – je n'en menais pas large.

Ils échangeaient entre eux quelques phrases, dans le noir complet, sans aucune lampe qui puisse les guider ; ils paraissaient errer.

Je me mis alors instantanément à prier, à prier la Vierge Marie pour qu'elle me protège de tout danger.

L'un des deux jeunes gars – à qui je pouvais donner une vingtaine d'années au jugé du son de sa voix – buta soudainement sur ma voiture… Il faisait en effet nuit noire, la lune ne s'était pas encore levée, puis ils rebroussèrent leur chemin et partirent d'où ils étaient venus, sans insister, non sans lâcher toutefois quelques jurons.

Je regardais l'heure : quatre heures trente.

Je remerciais Marie.

Puis je priais pour eux : pour ces deux pauvres enfants qui semblaient si perdus, dans tous les sens du terme. Finalement, on oublie si souvent de prier…

 

Jean-Marie Delthil, Bonny, le 30 août 2019.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article