L’insupportable : des jeunes fascinés par les discours de gardiens du temple auto-proclamés disent que Vatican II est une trahison de la tradition
Lu sur internet et je ne peux résister à donner à lire, en lien avec des pages précédentes de ce blogue.
Jean-Michel Dunand - Réflexion théologique
Je rentre de Barcelone, où dans le rayonnement de "la visitation" de l'évêque de Rome, Léon XIV, j'ai vécu de magnifiques et inspirantes rencontres.
Je découvre ce texte de Arnaud Montoux, presbytre du diocèse de Sens et Auxerre, curé de la Cathédrale d'Auxerre.
Docteur en théologie, il est chargé d'enseignements à l'Institut catholique de Paris.
Ces lignes résonnent tellement en mon cœur.
"Je crois qu’il est maintenant urgent pour les catholiques, de faire un choix fondamental : le choix consistant à choisir l’Eglise pour l’Evangile qu’elle cherche à servir en l’annonçant, le choix de la foi en Celui qui la fait vivre.
Je refuse de me faire voler la joie de l’Evangile par une poignée de personnes se disant plus chrétiennes que les autres, détentrices de la vérité, de la catholicité et d’une pureté imaginaire, alors qu’elles sont avant tout accrochées à leur peurs et à leur étroitesse d’esprit qui leurs donnent l’impression d’exister.
Je ne supporte plus de voir des jeunes fascinés par les discours de ces gardiens du temple auto-proclamés qui disent que le Concile Vatican II est une trahison de la tradition alors qu’ils ne connaissent rien à la théologie et à l’histoire ; je refuse de continuer à garder mon calme quand j’entends que la « messe de toujours » est celle qui a été formalisée au XVIe siècle alors qu’ils suffit de lire quatre pages du premier livre d’histoire venu pour comprendre que c’est faux ; je refuse de cautionner ces survalorisations absurdes des distinctions entre clercs et laïcs, et de réduire les questions de la morale et du péché à des questions de sexualité.
Ces gens ne sont gardien que de leur illusion d’exister en rejetant les autres, et d’un mirage d’Église fondée sur la haine de ce qu’ils appellent le mal et qui n’est souvent que la différence de l’autre.
Que les jeunes catholiques soient ouverts sur le monde, sans se laisser gouverner par la peur de je ne sais quels épouvantails. Vivez, respirez, aimez, rencontrez ceux qui sont différents de vous, qui pensent autrement que vous, qui croient autrement et que vous, et, de grâce, utilisez votre énergie à les présenter à Dieu, à vous nourrir de ce qu’ils sont susceptibles d’apporter à votre quête de sainteté.
Il est beaucoup plus confortable de se vautrer dans de fausses certitudes religieuses et dans l’entre-soi de la consanguinité, que de chercher chez l’autre ce que Dieu fait grandir en lui, et de le comprendre dans la foi catholique.
La recherche m’a appris que tout ce que Dieu a créé est sanctifiable, et que les fruits du repli, de la haine, de la désespérance et de la paresse intellectuelle sont un poison bien plus dangereux que l’impureté !".
Merci infiniment, mon cher frère Arnaud.
Avec vous, au service de la beauté de l'Église catholique romaine de ce temps,
Jean-Michel, votre frère.
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