Remettre ce monde à l'endroit en revenant aux valeurs auxquelles aspire l'humanité, mais qui sont étouffées par des appâts artificiels

Publié le par Michel Durand

Remettre ce monde à l'endroit en revenant aux valeurs auxquelles aspire l'humanité, mais qui sont étouffées par des appâts artificiels

source de la photo : Jamais les Français n'ont autant épargné ! Le premier confinement du printemps avait incité les ménages à thésauriser, le second devrait provoquer la même réaction.. Lire la suite

 

Pour la rédaction de la revue du Prado Quelqu’un parmi nous, j’ai reçu en réponse à la demande d’articles au sujet des périodes de confinement sanitaire que nous vivons beaucoup d’articles. Je donne à lire les deux reçus avant-hier.

Les ayant lus, j’ai le sentiment que nous comprenons tous, très nettement, que des changements de mode de vie sont nécessaires. Mais voilà, nous ne voyons pas comment faire. Nous savons et n’arrivons pas à nous décider. Action individuelle ? Action collective ? Révolution politique ? Par quels moyens.

Et pourtant il y a urgence !

 

Demain pas comme avant !

Que pensez-vous du confinement ?

Il ne m'est pas facile de répondre !

Nous entendons parler du prendre soin de soi et des autres ; en en couple, avec la famille, les amis…

Ce confinement nous prive de rencontres « en vrai » pour être proche. Pouvoir s'embrasser, offrir une poignée de main, partager autour d'une table… Nos liens d'amitié sont distendus malgré le téléphone et les courriels qui sont très importants. En fait, nous ne pouvons pas vivre seuls, sans relations : ce sont elles qui nous font vivre...

Notre vie comme retraités en couple est une chance. Cela nous éloigne du monde du travail en quelque sorte. Nombreux sont ceux qui n'ont plus de travail. Comment vont-ils vivre ? Comment mettre l'homme au centre de nos vies et non la finance ?

Lors du 1er confinement tous nous avons pris conscience que toutes les professions sont dépendantes les unes des autres. Avec l'importance des soignants, des caissières, des chauffeurs... Tous ces emplois « de l’ombre » sont nécessaires et même indispensables. Pourtant, il n'y a pas que nos estomacs qui ont faim. Les sorties simples en forêt, autour d'un plan d'eau avec nos familles et/ou nos amis ; les jeux à la maison... Toutes ces activités sont des détentes et occasions de convivialité nécessaires et indispensables.

Nos rencontres mensuelles en équipe de Révision de vie n'existent plus ; ni la messe du dimanche. À la maison, je continue de découvrir la Parole de Dieu offerte chaque jour.

Quant à la voiture, elle se repose en ce moment, moins de Co2 dans l'atmosphère. Parfois je choisis la voiture aux transports en commun pour la ville. Nous continuerons d'aller en vacances dans la région et de façon simple.

Danièle L.

 

 

Il y aurait tant à dire …

Quelques réflexions en vrac pour essayer de partager les idées qui fourmillent pendant cette période inédite et bizarre qui se prolonge.

- Remettre ce monde à l'endroit en revenant aux valeurs auxquelles aspire l'humanité dans sa grande majorité, mais qui sont étouffées par des appâts artificiels : consommer toujours plus...

- Réapprendre à regarder et s'émerveiller des beautés gratuites de la nature, de la variété des paysages, des réalisations artistiques, etc. Prendre conscience des dons, des savoir-faire que chacun a reçus, les développer, les travailler pour son propre plaisir et celui des autres. Apprécier les joies simples qui nous sont offertes gratuitement.

- Se réapproprier notre pouvoir de consommateurs que nous n'exerçons pas. Tous ensemble nous pourrions inverser l'économie pour que les profits soient répartis beaucoup plus équitablement « ici et là-bas ».

- L’argent, détenu par une petite minorité, domine le monde et le gouverne. C'est le mal, l'incarnation du mal. Ensemble nous sommes capables de le combattre par notre façon de vivre, de travailler, de consommer, d'être actifs dans notre rôle de citoyens. Nous avons une mission à remplir et des comptes à rendre, chacun à la mesure de ses capacités. Soyons convaincus que chaque démarche, reliée à l'humanité, a une dimension universelle (il n'y aurait pas d'océans s'il n'y avait pas de gouttes d'eau).

- Cette période déroutante que nous vivons pour la première fois pose beaucoup de questions : un virus microscopique bouleverse le monde entier. Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que ça veut nous dire ? Et Dieu dans tout ça ?

- Dieu n'abandonne pas son peuple. « Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps ». On attend qu'il intervienne, on y croit, mais c'est long… « Un jour pour Dieu, c'est mille pour nous ».

- Il y a de grands changements d'une génération à l'autre, rien n'est comparable. Mais les vraies valeurs résistent, remarquons-en les signes : le besoin des autres, besoin de se rencontrer, de se rassembler, jusqu'à braver parfois les interdictions. Vivre avec, c'est vital dans l'être humain, et dès l'enfance : la famille, les copains, c'est un environnement indispensable pour bien grandir.

- Regardons les petits gestes de solidarité qui construisent la Fraternité, diffusons-les jusqu'à donner l'envie de les multiplier.

- Ce vieux monde à l’envers, plein d’injustices, est à l'agonie. Un autre monde est en gestation. Vivons les difficultés, les doutes, les angoisses, comme des douleurs d'enfantement qui préparent la naissance d'une terre nouvelle.

Cette période difficile, pleine d'inconnus, n'a sûrement rien d'anodin. La foi et la confiance sont mises à l'épreuve... Réaffirmons notre attachement à Jésus-Christ. Qu'il nous entraine à faire advenir le Règne de Dieu, selon sa volonté.

Soyons positifs. Soyons porteurs de bonnes nouvelles et d'Espérance. Soyons des témoins de la présence et de l'Amour de notre Père, même, et surtout, dans la « sombritude » !

Hauts les cœurs mes frères, l'avenir est devant !

 

Geneviève F.

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